Pour 2016, Renke Communication vous souhaite de belles abstractions !

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Abstraction MMXVI

En 1916 le mouvement Dada débarque, peut-être comme une urgence, avec l’idée de faire table rase de toutes les conventions et contraintes idéologiques, esthétiques et politiques. Cette même année, Jean Arp, l’un de ses fondateurs, peint Untitled (Collage with Squares Arranged According to the Laws of Chance)1.
C’est aussi la toute première photographie volontairement et complètement abstraite : Abstraction, Twin Lakes, Connecticut2 de Paul Stand, influencé depuis un moment déjà par les peintures exposées dans la galerie d’Alfred Stieglitz, « The Little Galleries of the Photo-Secession », au 291 Fifth Avenue.

Si, comme le fait remarquer le grand typographe Adrian Frutiger, les plus anciens pictogrammes sumériens tendaient déjà vers l’abstraction il y a plus de 5000 ans, sans oublier l’écriture cunéiforme basée sur le système binaire, l’art abstrait est une réflexion formelle des premières années du XXe siècle, non plus comme simple motif, symbole ou écriture, mais comme un changement de regard et de pensée. Rechercher l’émotion par la forme et par la couleur ; l’expression plutôt que la représentation ou l’évocation de la réalité.

1916, c’est encore l’apparition de la signalisation du métro londonien, dont l’identité fut confiée à Edward Johnston qui créé alors le célèbre logotype au cercle rouge de l’Underground3 traversé par un rectangle bleu, avec sa police Johnston, non commercialisée, mais qui inspirera la Gill Sans une dizaine d’années plus tard, ou la non moins célèbre Futura : principe rigoureux de la simplicité géométrique appliquée aux caractères et qui annonce le graphisme moderne des années 20. Cent ans plus tard, il a traversé les décennies sans une ride.

Quelle forme a-t-on envie de donner à ce qui nous entoure ? Réflexion, modernité, curiosité et au-delà de l’esthétique… bienveillance, sérénité, être dans l’instant, loin d’un certain matraquage qui nourrit la paranoïa, l’hystérie ou la confusion.
Continuons à imaginer, faire et regarder les belles choses qui nous entourent, condition nécessaire pour garder l’esprit ouvert.

Meilleurs vœux !

Karen Bouscarle

1– http://www.moma.org/collection/works/37013
2– http://www.metmuseum.org/toah/works-of-art/1987.1100.10
3– http://indexgrafik.fr/edward-johnston/

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