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	<title>Renke &#8211; Studio de communication graphique &#224; Nantes</title>
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	<description>Graphisme, webdesign, logo, photographie, vid&#233;o, r&#233;dactionnel&#8230; cr&#233;ation ou en refonte de vos contenus et support de communication, de l'identit&#233; visuelle au support imprim&#233;, site web ou application mobile.</description>
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		<title>Renke &#8211; Studio de communication graphique &#224; Nantes</title>
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		<title>Eug&#232;ne Green</title>
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		<dc:creator>Renke</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;ArtKopel &#8212; Dans votre essai sur la nature du cin&#233;ma, vous ajoutez &#224; propos de la pr&#233;sence r&#233;elle que &#171; Toute grande &#339;uvre cin&#233;matographique est une histoire de fant&#244;mes &#187;. &#192; propos de la pr&#233;sence r&#233;elle et cach&#233;e, vous &#233;voquez r&#233;guli&#232;rement, dans des essais ou des fictions, les anges et les fant&#244;mes et vous y croyez. Ce n'est pas banal ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Eug&#232;ne Green &#8212; Les fant&#244;mes sont pour moi quelque chose de naturel, c'est ce que je tente d'expliquer dans Pr&#233;sences : quand j'&#233;tais enfant et que j'&#233;tais (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.renke.fr/redactionnel/entretiens/" rel="directory"&gt;Entretiens&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.renke.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton39-2ed03.jpg?1765485080' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;ArtKopel &#8212;&lt;/strong&gt; Dans votre essai sur la nature du cin&#233;ma, vous ajoutez &#224; propos de la pr&#233;sence r&#233;elle que &#171; Toute grande &#339;uvre cin&#233;matographique est une histoire de fant&#244;mes &#187;. &#192; propos de la pr&#233;sence r&#233;elle et cach&#233;e, vous &#233;voquez r&#233;guli&#232;rement, dans des essais ou des fictions, les anges et les fant&#244;mes et vous y croyez. Ce n'est pas banal !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Eug&#232;ne Green &#8212;&lt;/strong&gt; Les fant&#244;mes sont pour moi quelque chose de naturel, c'est ce que je tente d'expliquer dans Pr&#233;sences : quand j'&#233;tais enfant et que j'&#233;tais aupr&#232;s d'un arbre, je sentais la vie de l'arbre. Les rationalistes reconnaissent tout de m&#234;me qu'un arbre est vivant, mais quelque chose va au-del&#224; de la vie v&#233;g&#233;tale d'un arbre. Pour les Grecs, chaque arbre poss&#233;dait un esprit qui s'appelait une dryade. Enfant, c'&#233;tait pour moi quelque chose de tout &#224; fait spontan&#233;, il n'y avait rien d'intellectuel ou de r&#233;fl&#233;chi. Je sentais la pr&#233;sence de cet esprit dans l'arbre. C'est une &#233;nergie spirituelle qui est attach&#233;e directement &#224; l'arbre, qui est limit&#233;e par lui.&lt;br class='autobr' /&gt;
[&#8230;]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;ArtKopel &#8212;&lt;/strong&gt; Quand vous &#233;voquez l'arbre dans La Bataille de Roncevaux, c'est alors une part plus personnelle ou autobiographique que vous faites vivre &#224; votre personnage principal, avec son attachement et son habitude d'aller s'asseoir contre l'arbre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Eug&#232;ne Green &#8212;&lt;/strong&gt; Oui, bien s&#251;r. Il y a toujours des choses qui viennent de l'exp&#233;rience. Il y a presque toujours des fant&#244;mes dans mes romans. (&#8230;) Les anges, par l'&#233;tymologie de leur nom, sont des messagers. Prenons le personnage principal de &lt;i&gt;La Religieuse portugaise&lt;/i&gt;, qui en arrivant &#224; Lisbonne a l'impression que sa vie est compos&#233;e de fragments sans rapport les uns avec les autres, que cette vie n'a donc pas de sens et que du coup, le monde autour d'elle n'a pas non plus de sens. Finalement elle d&#233;couvre qu'il y a des liens entre tous ces fragments, donc entre elle et le monde aussi. D'une certaine mani&#232;re, on peut dire que quand on re&#231;oit ce message &#8212; qu'il y a des liens entre les parties de sa vie, entre soi-m&#234;me et le monde &#8212; c'est le signe qu'on a re&#231;u la visite d'un messager. On peut bien-s&#251;r les consid&#233;rer autrement. &lt;br class='autobr' /&gt;
[&#8230;]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;ArtKopel &#8212;&lt;/strong&gt;Et vous &#233;crivez aussi que les choses existent parce qu'on les nomme. Qu'en est-il alors des choses indicibles ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Eug&#232;ne Green &#8212;&lt;/strong&gt; Je crois que c'est un peu le th&#232;me de La Bataille de Roncevaux, c'est-&#224;-dire que l'homme existe &#224; travers le langage, &#224; travers une, ou parfois plusieurs langues, car une langue est une vision du monde, et c'est la parole qui distingue l'homme des autres cr&#233;atures anim&#233;es. Le monde prend un sens pour l'homme &#224; travers sa langue, et donc &#224; travers les noms qu'il peut donner aux &#233;l&#233;ments du monde. Dans l'extrait de Toutes les nuits que vous citez, cette jeune fille se trouve face &#224; une expression du d&#233;sir de Jules, le gar&#231;on qui est avec elle. Elle sent le d&#233;sir s'&#233;veiller en lui, et en m&#234;me temps, comme souvent, la sexualit&#233; est une porte vers d'autres choses, vers des myst&#232;res spirituels.&lt;br class='autobr' /&gt;
[&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.artkopel.com/Eugene-Green.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&gt; L'entretien complet&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Loriot &amp; M&#233;lia</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Renke</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;ArtKopel &#8212; Comment vous est venu ce go&#251;t pour l'immat&#233;rialit&#233;, pour les projections lumineuses ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Loriot &amp; M&#233;lia &#8212; C'est un peu la transcription, la m&#233;taphore de l'imaginaire. L'image est un seuil. Quand on passe ce seuil on bascule dans un autre espace. C'est un moment incertain o&#249; tout peut se produire, o&#249; tout est possible et c'est ce moment qui nous passionne, qui nous int&#233;resse. Nous notons souvent des impressions singuli&#232;res. Ainsi l'histoire des deux bols qui bougent, activ&#233;s par (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.renke.fr/redactionnel/entretiens/" rel="directory"&gt;Entretiens&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.renke.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton38-d5da7.jpg?1765485080' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;ArtKopel &#8212;&lt;/strong&gt; Comment vous est venu ce go&#251;t pour l'immat&#233;rialit&#233;, pour les projections lumineuses ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Loriot &amp; M&#233;lia &#8212;&lt;/strong&gt; C'est un peu la transcription, la m&#233;taphore de l'imaginaire. L'image est un seuil. Quand on passe ce seuil on bascule dans un autre espace. C'est un moment incertain o&#249; tout peut se produire, o&#249; tout est possible et c'est ce moment qui nous passionne, qui nous int&#233;resse. Nous notons souvent des impressions singuli&#232;res. Ainsi l'histoire des deux bols qui bougent, activ&#233;s par le souffle de deux ventilateurs, c'est tout &#224; fait l'exemple d'un moment v&#233;cu. Nous &#233;tions dans une saladerie, &#224; la table voisine des bols en plastiques contenant de la salade &#233;taient activ&#233;s par le vent. C'&#233;tait tr&#232;s dr&#244;le parce qu'ils s'activaient en m&#234;me temps que les bouches du couple d'&#224; c&#244;t&#233; qui s'engueulait... Nous notons ces instants. Nous ne savons pas si cela va prendre forme, mais ce sont ces moments en suspension qu'on aime bien et que l'on essaiera de refixer &#224; l'atelier.&lt;br class='autobr' /&gt;
[&#8230;]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;ArtKopel &#8212;&lt;/strong&gt; Il me semble qu'il y a deux directions dans votre travail, celle de l'apparition pure et celle du rire. Qu'en est-il justement du rire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Loriot &amp; M&#233;lia &#8212;&lt;/strong&gt; Si on r&#233;fl&#233;chit bien, on est dans l'artefact, dans le faire-comme-si, dans les faux-semblants. Tout comme le rire, dont Bergson nous apprend que c'est du m&#233;canique plaqu&#233; sur du vivant, le simulacre est &#224; mi-chemin entre la vie et l'art.&lt;br class='autobr' /&gt;
Par exemple, aussi tragique que soit un r&#234;ve, pourquoi nous fait-il rire lorsqu'au matin on le raconte ? Ne serait-ce pas notre situation de pantin manipul&#233; qui d&#233;clenche le rire ? De toute fa&#231;on, le rire surgit, on ne peut le t&#233;l&#233;commander, il arrive dans une zone interm&#233;diaire. On ne sait pas tr&#232;s bien o&#249; l'on est...&lt;br class='autobr' /&gt;
[&#8230;]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;ArtKopel &#8212;&lt;/strong&gt; Avec vos d&#233;tournements d'objets et de fragments, vos assemblages mis en lumi&#232;re, vous agissez comme des r&#233;v&#233;lateurs de po&#232;mes visuels pr&#233;sents tout autour de nous, l&#224; o&#249; on ne les voit pas... Vous invitez le spectateur &#224; regarder autrement, &#224; chercher derri&#232;re les apparences, avec une d&#233;marche d'&#233;ducation face &#224; la boulimie d'images t&#233;l&#233;visuelles pr&#233;mach&#233;es... Pouvez-vous &#233;voquer cette part &#171; critique &#187; de votre d&#233;marche ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Loriot &amp; M&#233;lia &#8212;&lt;/strong&gt; J'ai pass&#233; quinze jours &#224; enregistrer des &#233;missions de t&#233;l&#233;vision pour La Salle des batailles, et j'en suis ressortie presque fragilis&#233;e. Lorsqu'il nous arrive de regarder la t&#233;l&#233; nous faisons un choix et c'est alors supportable (quoique !) mais &#171; subir &#187; et &#171; tenir &#187; dans la dur&#233;e face &#224; ces &#233;missions, r&#233;currentes d'ailleurs, cela rel&#232;ve de l'&#233;preuve sur tous les plans. C'est un harc&#232;lement optique, d&#233;magogique et vulgaire, une lobotomie du cerveau par l'image. Pour nous, la vraie guerre est l&#224;. [&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.artkopel.com/Loriot-Melia.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&gt; L'entretien complet&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Olivier Delavallade</title>
		<link>https://www.renke.fr/redactionnel/entretiens/olivier-delavallade.html</link>
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		<dc:date>2020-05-08T11:22:31Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Renke</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;ArtKopel &#8212; On d&#233;plore souvent que les artistes ne soient connus qu'apr&#232;s leur mort et Tal Coat c'est un peu l'inverse, il fut reconnu de son vivant et un peu oubli&#233; apr&#232;s sa mort... &lt;br class='autobr' /&gt;
Olivier Delavallade &#8212; En m&#234;me temps, Tal Coat, tout au long de son parcours, a toujours remis en cause, profond&#233;ment, radicalement, sa pratique. Ce faisant, il a beaucoup d&#233;concert&#233;, y compris ses plus fervents d&#233;fenseurs : collectionneurs, critiques, marchands. Cela n'a pas simplifi&#233; les choses. Il y avait, en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.renke.fr/redactionnel/entretiens/" rel="directory"&gt;Entretiens&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.renke.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton37-0afcf.jpg?1765485081' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;ArtKopel &#8212;&lt;/strong&gt; On d&#233;plore souvent que les artistes ne soient connus qu'apr&#232;s leur mort et Tal Coat c'est un peu l'inverse, il fut reconnu de son vivant et un peu oubli&#233; apr&#232;s sa mort...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier Delavallade &#8212;&lt;/strong&gt; En m&#234;me temps, Tal Coat, tout au long de son parcours, a toujours remis en cause, profond&#233;ment, radicalement, sa pratique. Ce faisant, il a beaucoup d&#233;concert&#233;, y compris ses plus fervents d&#233;fenseurs : collectionneurs, critiques, marchands. Cela n'a pas simplifi&#233; les choses. Il y avait, en chantier, deux ou trois cents tableaux dans l'atelier, mais lorsqu'un marchand arrivait, Tal Coat pouvait lui dire que rien n'&#233;tait pr&#234;t ! Tr&#232;s souvent, il retravaillait un m&#234;me tableau plusieurs ann&#233;es apr&#232;s. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce qui me marque le plus, c'est cette pens&#233;e d'une singularit&#233; absolue qui se manifeste dans des notes sur la peinture, dans des entretiens qu'il a pu accorder &#224; des critiques d'art ou &#224; des po&#232;tes, sur France Culture ; et dans son abondante correspondance, notamment avec Fran&#231;oise Simecek, &#224; la fin de sa vie.&lt;br class='autobr' /&gt;
[&#8230;]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;ArtKopel &#8212;&lt;/strong&gt; On pourrait parler d'&#233;quilibre entre la sensation du vaste monde et l'&#233;motion du monde int&#233;rieur...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier Delavallade &#8212;&lt;/strong&gt; Je crois qu'il y a quelque chose qui est en jeu au sens m&#233;canique du terme. Il y a du jeu parce qu'il y a de l'espace. Cet espace est l'espace de cet &lt;i&gt;en-jeu-l&#224;&lt;/i&gt;. Il y a une pl&#233;nitude, mais je sens aussi une r&#233;elle gravit&#233; dans cette &#339;uvre. Que l'on consid&#232;re les &#339;uvres de ce tout jeune homme, les dessins de la fin des ann&#233;es 1920, ou bien les derniers tableaux... Sauf peut-&#234;tre dans les aquarelles... J'ai l'impression que l&#224;, il est dans un espace plus &#171; l&#233;ger &#187; que celui de la peinture.&lt;br class='autobr' /&gt;
[&#8230;]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;ArtKopel &#8212;&lt;/strong&gt; Tal Coat a beaucoup &#233;crit sur son &#339;uvre et sur l'art en g&#233;n&#233;ral, des po&#232;mes aussi. Que peut-on en dire par rapport &#224; son &#339;uvre picturale ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier Delavallade &#8212;&lt;/strong&gt; Il a cette phrase que j'aime beaucoup : &#171; Quand je dessine, je ne pense pas, je dessine &#187;. Tal Coat se m&#233;fiait de la litt&#233;rature en peinture. Dans ce sens l&#224;, c'&#233;tait un homme de la modernit&#233; avec une pens&#233;e moderne, au sens historique du terme. Il se consacre enti&#232;rement &#224; son travail, il s'enfonce dans une recherche singuli&#232;re, non &#171; distraite &#187;. Et s'il &#233;crit, c'est avant tout comme peintre... Ce qui est essentiel, c'est que Tal Coat est un autodidacte, issu d'un milieu modeste, d'une famille de marins-p&#234;cheurs-paysans, il ne faut jamais l'oublier. Comme tous les autodidactes v&#233;ritables, il est all&#233; chercher ce dont il avait besoin pour avancer : en peinture dans les mus&#233;es, en litt&#233;rature, en po&#233;sie.&lt;br class='autobr' /&gt;
[&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.artkopel.com/Tal-Coat.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&gt; L'entretien complet&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Th&#233;o Angelopoulos</title>
		<link>https://www.renke.fr/redactionnel/entretiens/theo-angelopoulos.html</link>
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		<dc:date>2020-05-08T11:22:29Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Renke</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;ArtKopel &#8212; Pourriez-vous expliquer la diff&#233;rence des notions du temps qui appara&#238;t &#224; l'int&#233;rieur de vos films ? Souvent, des gens deviennent totalement immobiles pendant que l'action se d&#233;roule, comme si au sein d'un temps commun, le temps s'arr&#234;tait pour les uns, continuait pour les autres, et repartait de mani&#232;re un peu diff&#233;rente pour chacun. &lt;br class='autobr' /&gt;
Th&#233;o Angelopoulos &#8212; Peut-&#234;tre que si j'ai apport&#233; quelque chose au cin&#233;ma, c'est &#231;a : une probl&#233;matique du temps, du temps comme temps (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.renke.fr/redactionnel/entretiens/" rel="directory"&gt;Entretiens&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.renke.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton36-cba34.jpg?1765485081' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;ArtKopel &#8212;&lt;/strong&gt; Pourriez-vous expliquer la diff&#233;rence des notions du temps qui appara&#238;t &#224; l'int&#233;rieur de vos films ? Souvent, des gens deviennent totalement immobiles pendant que l'action se d&#233;roule, comme si au sein d'un temps commun, le temps s'arr&#234;tait pour les uns, continuait pour les autres, et repartait de mani&#232;re un peu diff&#233;rente pour chacun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Th&#233;o Angelopoulos &#8212;&lt;/strong&gt; Peut-&#234;tre que si j'ai apport&#233; quelque chose au cin&#233;ma, c'est &#231;a : une probl&#233;matique du temps, du temps comme temps cin&#233;matographique, mais du temps en g&#233;n&#233;ral aussi. La notion du temps : pass&#233;, pr&#233;sent et futur, pour moi, n'existe pas. De ce point de vue, je suis un peu asiatique. Pour eux, tout est pr&#233;sent, et pour moi aussi. Je pense que toutes les tentatives de donner une d&#233;finition du temps sont tr&#232;s po&#233;tiques, et c'est tout ce qu'on peut dire. Quand les Grecs anciens donnaient une d&#233;finition du temps, il y avait plusieurs d&#233;finitions, et c'&#233;tait toujours de fa&#231;on tr&#232;s po&#233;tique.&lt;br class='autobr' /&gt;
[&#8230;]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;ArtKopel &#8212;&lt;/strong&gt; Vous avez revisit&#233; le XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle &#224; travers vos films, et vous avez fini par dire que c'&#233;tait comme si rien n'&#233;tait arriv&#233;, que l'humanit&#233; n'avait rien apprit et n'apprend rien, qu'elle r&#233;p&#232;te et conduit d'une catastrophe &#224; l'autre. Vous avez cit&#233; la Bosnie, le Kosovo, l'Irak, l'Afghanistan... Et que ce qui reste est la souffrance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Th&#233;o Angelopoulos &#8212;&lt;/strong&gt; Je suis n&#233; en 1935 et j'ai travers&#233; pas mal de choses. Mon premier souvenir date de quand j'avais cinq ans. Mon premier son : les sir&#232;nes de la seconde guerre mondiale, la guerre avec l'Italie mussolinienne. Ma premi&#232;re image : je me rappelle les gens qui sont sortis &#224; cinq heure du matin, tous r&#233;veill&#233;s. J'&#233;tais tout petit et je regardais, mes parents sont sortis comme les autres, et je voyais tous ces gens, la nuit, &#224; cinq heure du matin. &#199;a, c'est la premi&#232;re image, les sir&#232;nes, les gens dans la rue, inquiets. J'avais peur. La deuxi&#232;me image, c'&#233;tait l'entr&#233;e des Allemands dans Ath&#232;nes. Apr&#232;s, il y a tout eu : la premi&#232;re guerre civile dans Ath&#232;nes... Dans la rue o&#249; j'habitais, il y avait la gauche et la droite, la guerre, les morts, les uns, les autres, mon p&#232;re arr&#234;t&#233;, emmen&#233; pour &#234;tre ex&#233;cut&#233; [&#8230;]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;ArtKopel &#8212;&lt;/strong&gt; Vous avez dit qu'&#224; travers vos films vous &#233;criviez des choses que vous n'arriviez pas &#224; vivre. Est-ce un prix &#224; payer ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Th&#233;o Angelopoulos &#8212;&lt;/strong&gt; Bien-s&#251;r ! Croyez-vous que les mots qu'on &#233;crit dans une sc&#232;ne d'amour, dans un film, on puisse les dire de la m&#234;me fa&#231;on accomplie quand on les adresse &#224; une femme ? Il y a toujours un c&#244;t&#233; maladroit dans la vie, une petite maladresse qui rend humain, quelque chose qui n'arrive pas &#224; &#234;tre accompli du point de vue esth&#233;tique, dramaturgique. Je ne sais pas comment l'expliquer, mais c'est sans doute pour &#231;a qu'on a besoin de l'art pour nous donner quelque chose en plus de notre vie : pas une id&#233;alisation de fa&#231;on banale, mais un accomplissement, une profondeur donn&#233;e. C'est &#231;a le dialogue avec l'art, d&#233;couvrir, sentir, aller au-del&#224; de quelque chose qu'on ne peut pas vivre.&lt;br class='autobr' /&gt;
[&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Theo Angelopoulos termine notre conversation par un clin d'&#339;il &#224; Federico Fellini :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Je ne suis pas s&#251;r que tout ce que je vous ai racont&#233; a r&#233;ellement exist&#233;, ou si je l'ai invent&#233; &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.artkopel.com/Theo-Angelopoulos.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&gt; L'entretien complet&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Jacques Le Brusq</title>
		<link>https://www.renke.fr/redactionnel/entretiens/jacques-le-brusq.html</link>
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		<dc:date>2020-05-08T11:22:26Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Renke</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;ArtKopel &#8212; Pourquoi tant de vert ? &#192; la fa&#231;on des Esquimaux qui ne voient pas moins de vingt-cinq nuances dans le blanc, vous d&#233;clinez inlassablement le vert... Que pouvez-vous dire de cette couleur, et peut-&#234;tre de sa vibration particuli&#232;re ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Jacques Le Brusq &#8212; Je n'ai pas choisi le vert, c'est plut&#244;t lui qui m'a choisi, (&#8230;) s'est impos&#233; &#224; moi. (&#8230;) &lt;br class='autobr' /&gt;
La couleur verte est tr&#232;s singuli&#232;re dans le spectre color&#233;. Ses vibrations lumineuses peuvent aller jusqu'&#224; l'&#233;blouissement et provoquer (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.renke.fr/redactionnel/entretiens/" rel="directory"&gt;Entretiens&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.renke.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton35-add88.jpg?1765485081' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;ArtKopel &#8212;&lt;/strong&gt; Pourquoi tant de vert ? &#192; la fa&#231;on des Esquimaux qui ne voient pas moins de vingt-cinq nuances dans le blanc, vous d&#233;clinez inlassablement le vert... Que pouvez-vous dire de cette couleur, et peut-&#234;tre de sa vibration particuli&#232;re ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jacques Le Brusq &#8212;&lt;/strong&gt; Je n'ai pas choisi le vert, c'est plut&#244;t lui qui m'a choisi, (&#8230;) s'est impos&#233; &#224; moi. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La couleur verte est tr&#232;s singuli&#232;re dans le spectre color&#233;. Ses vibrations lumineuses peuvent aller jusqu'&#224; l'&#233;blouissement et provoquer des effets magiques. C'est une couleur difficile &#224; manier. C'est peut-&#234;tre pour cela que certains la rejettent. Elle inqui&#232;te. Pour composer avec le vert, il faut l'apprivoiser. Alors, il apporte le repos et l'apaisement, et m&#234;me parfois un &#233;merveillement serein. Ainsi le revendiquait par exemple Odilon Redon.&lt;br class='autobr' /&gt;
[&#8230;]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;ArtKopel &#8212;&lt;/strong&gt; Vous peignez des variations. Y a-t-il une connexion entre ces variations picturales et les variations musicales ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jacques Le Brusq &#8212;&lt;/strong&gt; En musique, quand on parle de variations on pense imm&#233;diatement &#224; Bach. &#192; partir d'un accord ou de quelques notes, un th&#232;me se cr&#233;e et un monde musical se d&#233;veloppe en continuelle &#233;volution. Il y a progression mais aussi permanence. On entend un motif sous-jacent et immuable qui, par des retours, des effets de sym&#233;trie, des inversions, se renouvelle sans cesse et pourtant demeure identique. En peinture, les variations sont un peu comme cela. Lorsque je peins un motif, je pratique des approches successives, des traductions, des prises de notes. Selon les jours, les mois, voire les ann&#233;es, j'essaie de pr&#233;lever la &#171; pr&#233;sence &#187; du lieu plut&#244;t que son apparence. La permanence malgr&#233; les changements. (&#8230;) Une diff&#233;rence importante, cependant, dans cette comparaison avec la musique : elle a besoin du d&#233;roulement du temps alors que la peinture est re&#231;ue dans l'instant, m&#234;me si la dur&#233;e est n&#233;cessaire &#224; sa contemplation. &lt;br class='autobr' /&gt;
[&#8230;]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;ArtKopel &#8212;&lt;/strong&gt; Vous dites que peindre, c'est nommer les choses en les donnant &#224; voir et que les mots, qui autrefois servaient &#224; faire exister les choses, ne servent plus aujourd'hui qu'&#224; communiquer. Quel est ce langage de la peinture ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jacques Le Brusq &#8212;&lt;/strong&gt; Les premiers mots &#233;taient sans doute des noms. Ils avaient le pouvoir de r&#233;v&#233;ler les choses en les diff&#233;renciant d'un continuum au sein duquel elles &#233;taient immerg&#233;es et confondues. Ces noms sont devenus les substituts des choses. Ils cr&#233;ent une sorte de cercle qui nous enferme. Un &#233;cran entre les choses et nous. Notre regard est li&#233; au langage. Le voir est dans une &#233;troite d&#233;pendance avec le savoir. On voit ce que l'on sait. Hormis ceux du po&#232;te, aujourd'hui les mots ont perdu le pouvoir de faire exister. Ils sont devenus les mots de l'usage. Leur pouvoir performatif les a quitt&#233;. On constate tous les jours que plus il y a de parole moins il y a &#224; entendre. On parle creux. Eh bien, l'art c'est la tentative de desserrer l'&#233;tau, de briser le cercle, de d&#233;voiler la r&#233;alit&#233; afin de voir. La peinture poss&#232;de ce pouvoir. Elle donne &#224; voir et fait exister sans le truchement des mots.&lt;br class='autobr' /&gt;
[&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.artkopel.com/Jacques-Le-Brusq,65.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&gt; L'entretien complet&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Dorian Rossel</title>
		<link>https://www.renke.fr/redactionnel/entretiens/dorian-rossel.html</link>
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		<dc:creator>Renke</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;ArtKopel &#8212; Les r&#244;les sont &#233;chang&#233;s au cours de la pi&#232;ce, d'entr&#233;e un homme joue le r&#244;le d'une m&#232;re ou d'un chien, et un quinquag&#233;naire ou tout un groupe, celui d'un enfant de 14 ans&#8230; Pourquoi ce choix sur la distribution des r&#244;les, et comment se passe la direction des com&#233;diens ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Dorian Rossel &#8212; Rien n'est d&#233;cid&#233; dans nos t&#234;tes avant le d&#233;but du travail au plateau. Je r&#233;unis avant tout des com&#233;diens talentueux qui sont dans une recherche de qualit&#233; d'&#234;tre humain et en paix avec leur (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.renke.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton34-0d9ed.jpg?1765485081' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;ArtKopel &#8212;&lt;/strong&gt; Les r&#244;les sont &#233;chang&#233;s au cours de la pi&#232;ce, d'entr&#233;e un homme joue le r&#244;le d'une m&#232;re ou d'un chien, et un quinquag&#233;naire ou tout un groupe, celui d'un enfant de 14 ans&#8230; Pourquoi ce choix sur la distribution des r&#244;les, et comment se passe la direction des com&#233;diens ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dorian Rossel &#8212;&lt;/strong&gt; Rien n'est d&#233;cid&#233; dans nos t&#234;tes avant le d&#233;but du travail au plateau. Je r&#233;unis avant tout des com&#233;diens talentueux qui sont dans une recherche de qualit&#233; d'&#234;tre humain et en paix avec leur n&#233;vrose ! Quand je les r&#233;unis, on ne sait pas qui va jouer quoi, tout le monde essaie tous les r&#244;les. Au fur et &#224; mesure des r&#233;p&#233;titions, on se rend compte que c'est int&#233;ressant que tel corps prenne le r&#244;le d'Hiroshi, et &#224; d'autres moments, tel autre com&#233;dien.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce prologue que vous &#233;voquez est une mani&#232;re de dire que tout est possible au th&#233;&#226;tre et de tisser un lien de complicit&#233; avec l'intelligence des spectateurs. &lt;br class='autobr' /&gt;
[&#8230;]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;ArtKopel &#8212;&lt;/strong&gt; L'abandon, la qu&#234;te de soi, la br&#232;che... Des questions universelles que vous traitez avec indulgence et justesse. La po&#233;sie et le jeu permettent la compr&#233;hension et l'acceptation. Comment travaillez-vous ces &#233;motions avec tant de douceur l&#224; o&#249; d'autres les traiteraient avec pathos ou avec violence ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dorian Rossel &#8212;&lt;/strong&gt; Une question que nous n'avons pas &#233;voqu&#233;e, c'est la place du spectateur : comment lui laisser la place de vivre les choses ? Cela peut &#234;tre en acc&#233;l&#233;rant parfois exag&#233;r&#233;ment des moments pour mieux s'arr&#234;ter. Toute une part du travail est fournie par l'attention des spectateurs. Nous ne prenons pas forc&#233;ment le temps de nous connecter &#224; notre sensibilit&#233; dans la vie de tous les jours, je crois que nous ne sommes jamais assez sensibles et que les moments o&#249; nous abandonnons nos carapaces sont vraiment tr&#232;s rares. J'aime cette phrase qui dit que pour jouer, il ne faut pas se mettre une peau mais s'en enlever une. Il faut essayer de faire r&#233;sonner cette qu&#234;te chez les gens.&lt;br class='autobr' /&gt;
[&#8230;]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;ArtKopel &#8212;&lt;/strong&gt; La musique est plus qu'un accompagnement sonore, c'est un &#233;l&#233;ment du d&#233;cor &#224; part enti&#232;re : il y a la pr&#233;sence des deux musiciennes directement sur la sc&#232;ne, et il y a la mat&#233;rialit&#233; m&#234;me du son, comme le mart&#232;lement r&#233;p&#233;t&#233; de la machine &#224; coudre, ou le couic de cette simple roue cens&#233;e repr&#233;senter &#224; elle seule le fauteuil roulant de la grand-m&#232;re... Comment travaillez-vous cette dimension sonore ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dorian Rossel &#8212;&lt;/strong&gt; Toujours de mani&#232;re empirique. Nous nous posons souvent la question de savoir comment le cin&#233;ma traiterait habituellement telle ou telle sc&#232;ne. L'utilisation de la musique est un contre-point, une fa&#231;on d'ouvrir d'autres portes et de servir la globalit&#233; du propos qui est autant visuelle que sonore. Par exemple Godard raconte plein de choses qu'on ne voit pas avec ses bandes sons. On peut voir la musique comme une mani&#232;re de faire exister les silences, les compositeurs japonais travaillent d'ailleurs ainsi : la musique doit faire ressortir la qualit&#233; du silence, faire appara&#238;tre ce qui est l&#224;, cela pourrait &#234;tre une d&#233;finition de la mise en sc&#232;ne. L'&#234;tre humain est vaste et myst&#233;rieux, et nous n'y avons pas forc&#233;ment acc&#232;s, &#224; cause de toutes les barri&#232;res que nous mettons. Comment les franchir ? Certains sont plus sensibles au visuel, d'autres &#224; la musique.&lt;br class='autobr' /&gt;
[&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.artkopel.com/Dorian-Rossel.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&gt; L'entretien complet&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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