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	<title>Renke &#8211; Studio de communication graphique &#224; Nantes</title>
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	<description>Graphisme, webdesign, logo, photographie, vid&#233;o, r&#233;dactionnel&#8230; cr&#233;ation ou en refonte de vos contenus et support de communication, de l'identit&#233; visuelle au support imprim&#233;, site web ou application mobile.</description>
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		<title>Renke &#8211; Studio de communication graphique &#224; Nantes</title>
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		<title>Suspendre le temps et vivre le monde</title>
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		<dc:creator>Renke</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Un jour, quelqu'un a laiss&#233; la lumi&#232;re entrer assez longtemps pour que le monde s'imprime. Ce n'&#233;tait ni un &#233;v&#233;nement, ni un paysage remarquable ; juste une vue depuis une fen&#234;tre, un regard. Il a pos&#233; la plaque sur le rebord, rien d'exceptionnel : une cour, des murs clairs, un toit. Le soleil, lui, a fait le reste &#8211; lentement. Des heures enti&#232;res &#224; frapper la mati&#232;re, les ombres ont tourn&#233;, la lumi&#232;re a chang&#233; de place, le temps est pass&#233;, lentement. Quand l'image est apparue, elle n'a pas (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.renke.fr/redactionnel/ecrits-personnels/" rel="directory"&gt;&#201;crits personnels&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.renke.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/renke-paysage-7388-e4c9a.jpg?1769863324' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un jour, quelqu'un a laiss&#233; la lumi&#232;re entrer assez longtemps pour que le monde s'imprime. Ce n'&#233;tait ni un &#233;v&#233;nement, ni un paysage remarquable ; juste une vue depuis une fen&#234;tre, un regard. Il a pos&#233; la plaque sur le rebord, rien d'exceptionnel : une cour, des murs clairs, un toit. Le soleil, lui, a fait le reste &#8211; lentement. Des heures enti&#232;res &#224; frapper la mati&#232;re, les ombres ont tourn&#233;, la lumi&#232;re a chang&#233; de place, le temps est pass&#233;, lentement. Quand l'image est apparue, elle n'a pas montr&#233; un instant, mais une dur&#233;e. [1]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait en 1826, il y a deux-cent ans. &#192; l'&#233;poque, il fallait des heures pour qu'une image existe. Un temps r&#233;duit &#224; quelques minutes, voire quelques secondes &#224; la fin du XIX&lt;sup&gt;&#232;me&lt;/sup&gt; si&#232;cle, gr&#226;ce &#224; des proc&#233;d&#233;s comme le collodion humide et des objectifs plus lumineux qui ont permis de fixer des sc&#232;nes en mouvement. Le Polaroid 95 marque une nouvelle r&#233;volution en 1948, en rendant possible l'obtention d'une photographie d&#233;velopp&#233;e en moins d'une minute, gr&#226;ce &#224; ce proc&#233;d&#233; de mini-laboratoire photo embarqu&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le XXI&lt;sup&gt;&#232;me&lt;/sup&gt; si&#232;cle am&#232;ne une nouvelle temporalit&#233; : en un clic et quelques secondes, tout est envoy&#233; dans le flux, au point que l'on peut se demander si nous vivons ce que nous faisons, ou si nous le montrons juste. Comme une lumi&#232;re trop forte, trop continue, cette surabondance d'images provoque une cataracte num&#233;rique et peut finir par aveugler ; gav&#233;s d'images, l'essentiel se dissout dans l'abondance. Apr&#232;s, que reste-t-il ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail de photographes comme Pascal Bastien [2] offre une r&#233;sistance silencieuse &#224; cette soci&#233;t&#233; du spectacle que critiquait d&#233;j&#224; Guy Debord [3] en 1967. Il saisit des instants de vie quotidienne, familiaux et amicaux, en utilisant la photographie dans un travail au long cours pour en faire une po&#233;sie de l'ordinaire. C'est une accumulation patiente d'images qui, mises bout &#224; bout, racontent une histoire plus grande que la somme de ses parties. L'humain y est au centre, avec ses failles, ses joies et ses silences. Il observe et restitue avec tendresse, transformant le banal en pr&#233;cieux, le fugace en &#233;ternel.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Face &#224; l'essor des images artificielles o&#249; un prompt suffit &#224; fabriquer des mondes entiers, comment distinguer le vrai du faux ? Comment &#233;viter que la d&#233;sinformation et la division ne deviennent la norme ? Hier, John Heartfield [4] d&#233;non&#231;ait le photomontage pour manipuler la v&#233;rit&#233;. Aujourd'hui, les millions d'images produites artificiellement noient la r&#233;alit&#233; ; comment ne pas perdre l'essentiel &#8211; l'&#233;motion, la m&#233;moire, la pr&#233;sence ? Bastien nous rappelle cet essentiel : une photographie, c'est d'abord une relation &#8211; avec un sujet, un lieu, une m&#233;moire. Retrouver ce lien, c'est r&#233;sister &#224; une d&#233;shumanisation du visuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&lt;a href='https://www.renke.fr/suspendre-le-temps-et-vivre-le-monde-suite.html'&gt;&gt; Suite et fin&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>En 2025, d'&#233;b&#232;ne et de lumi&#232;re</title>
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		<dc:date>2025-01-30T16:13:27Z</dc:date>
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		<dc:creator>Renke</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les nuages &#233;voluent sous un ciel immense, mais la lumi&#232;re ne dispara&#238;t jamais totalement, elle s'offre parfois comme une fleur qui s'&#233;veille au matin, fragile, pleine d'audace. Et lorsqu'elle &#233;largit les horizons, elle transcende les barri&#232;res ; invitation &#224; r&#234;ver d'un monde plus vaste. &lt;br class='autobr' /&gt;
On n'&#233;tait pas tr&#232;s loin apr&#232;s la Grande Guerre et le monde avait besoin de se divertir, il fallait beaucoup oublier encore. Quand Jos&#233;phine arriva avec son lot de folie douce, d'effronterie et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.renke.fr/redactionnel/ecrits-personnels/" rel="directory"&gt;&#201;crits personnels&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.renke.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/renke_communication_nantes_2025-48df3.jpg?1765463840' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les nuages &#233;voluent sous un ciel immense, mais la lumi&#232;re ne dispara&#238;t jamais totalement, elle s'offre parfois comme une fleur qui s'&#233;veille au matin, fragile, pleine d'audace. Et lorsqu'elle &#233;largit les horizons, elle transcende les barri&#232;res ; invitation &#224; r&#234;ver d'un monde plus vaste.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On n'&#233;tait pas tr&#232;s loin apr&#232;s la Grande Guerre et le monde avait besoin de se divertir, il fallait beaucoup oublier encore. Quand Jos&#233;phine arriva avec son lot de folie douce, d'effronterie et d'extravagante modernit&#233;&#8230; c'&#233;tait du jamais vu encore ! Ce fut la r&#233;volution, d'abord &#224; Paris puis dans toute l'Europe, la scandaleuse ne manqua pas de choquer tout autant qu'elle conquit avec ses danses endiabl&#233;es, parfaite incarnation de ces folles ann&#233;es. C'&#233;tait il y a cent ans. C'&#233;tait en 1925 au th&#233;&#226;tre des Champs &#201;lys&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cette &#233;poque pas si lointaine o&#249; l'imagerie coloniale comptait &#8211; ne l'oublions pas &#8211; parmi les divertissements pr&#233;f&#233;r&#233;s d'un monde occidental bien &#233;tablit, c'est en femme libre que la &lt;i&gt;V&#233;nus d'&#201;b&#232;ne&lt;/i&gt; s'imposa, se jouant des st&#233;r&#233;otypes pour en d&#233;jouer l'imagerie du bon sauvage. Dans une libert&#233; sans limite, la m&#233;tisse trop blanche pour les noirs et trop noire pour les blancs, cassa tous les codes jusqu'&#224; devenir l'&#233;g&#233;rie des ann&#233;es folles, la figure iconique de l'Entre-deux-guerres, la premi&#232;re femme noire port&#233;e en star internationale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mais Jos&#233;phine n'&#233;tait pas qu'une simple danseuse de Music Hall ! Espionne au service de la France Libre, introduite dans les ambassades et banquets mondains, elle n'h&#233;sita pas &#224; utiliser sa renomm&#233;e pour traverser les fronti&#232;res et passer des informations strat&#233;giques. R&#233;sistante jusqu'au bout, inspirante par son engagement, son audace et son courage, elle fut un mod&#232;le de combat pour la libert&#233; et l'universalisme. En 1951, en pleine s&#233;gr&#233;gation raciale, dans son pays natal qui ne la consid&#233;rait pas, du fait de sa couleur de peau, elle obtint que son concert &#224; Miami soit ouvert &#224; tous. En 1963, elle se tenait aux c&#244;t&#233;s de Martin Luther King lors de son c&#233;l&#232;bre discours de Washington pour y exprimer ce r&#234;ve commun, celui d'un monde multi-ethnique ; un r&#234;ve qu'elle a si bien r&#233;alis&#233; au sein de sa fameuse &lt;i&gt;tribu arc-en-ciel&lt;/i&gt;, en adoptant douze enfants de pays et de religions diff&#233;rentes. Convaincue que c'&#233;tait la meilleure fa&#231;on d'&#233;clipser la peur de l'autre au profit de la fraternit&#233;, elle incarnait ainsi parfaitement la phrase d'Antoine de Saint-Exup&#233;ry : &#171; Si tu diff&#232;res de moi, mon fr&#232;re, loin de me l&#233;ser, tu m'enrichis &#187;[1].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est bien de cette fraternit&#233;[2] qu'il s'agissait pour Antoine, pour qui construire une civilisation ne peut se faire qu'avec l'esprit, le sens de la responsabilit&#233; et du d&#233;passement. &lt;i&gt;C'est l'esprit qui m&#232;ne le monde et non l'intelligence&lt;/i&gt; &#233;crivait-il dans ses carnets[3].&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;En cherchant les &#233;toiles dans le regard de ceux qui nous entourent, nous trouvons la force de r&#233;sister. Quand la lumi&#232;re brille dans un sourire offert sans raison, une main tendue vers l'autre, ou le courage de dire &#171; non &#187; &#224; l'injustice, ce sont bien ces fragments d'humanit&#233; qui viennent percer les ombres les plus &#233;paisses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette lumi&#232;re est aussi dans la cr&#233;ation : peindre, &#233;crire, chanter, danser sont des moyens de capter l'invisible, de transformer l'obscurit&#233;, parce que la beaut&#233; est une r&#233;ponse, comme la solidarit&#233; est une force.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2025, soyons lumi&#232;res !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;small&gt;Notes :&lt;br class='autobr' /&gt;
1&#8211; Extrait de &lt;i&gt;Citadelle&lt;/i&gt;, une &#339;uvre ni achev&#233;e ni retouch&#233;e par Saint-Exup&#233;ry, dont la premi&#232;re parution date de 1948 aux &#233;ditions Gallimard. Il y aborde tous les grands th&#232;mes de la philosophie morale dans un brouillon de pr&#232;s de 1000 pages.&lt;br class='autobr' /&gt;
2&#8211; D&#233;finition du Littr&#233; : &#171; L'amour universel qui unit tous les membres de la famille humaine. Devise de la France r&#233;publicaine : Libert&#233;, &#201;galit&#233;, Fraternit&#233;. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
3&#8211; &lt;i&gt;Carnets&lt;/i&gt;, publi&#233;s en 1953 aux &#233;ditions Gallimard. &lt;br class='autobr' /&gt;
Saint-Exup&#233;ry consid&#233;rait que faire de l'homme un cr&#233;ateur devait &#234;tre le sens de toute civilisation digne de ce nom, car il faut des cr&#233;ateurs pour fonder une civilisation, comme il faut une civilisation puissante pour donner naissance &#224; des &#234;tres humains r&#233;ellement cr&#233;ateurs. &lt;br class='autobr' /&gt;
(NB : entendu par cr&#233;ation, tout acte de cr&#233;er, et pas seulement dans le domaine artistique.)&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>En 2024, &#233;tonnons-nous</title>
		<link>https://www.renke.fr/redactionnel/ecrits-personnels/en-2024-etonnons-nous.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.renke.fr/redactionnel/ecrits-personnels/en-2024-etonnons-nous.html</guid>
		<dc:date>2024-01-26T11:12:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Renke</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La boucle des vagues vient l&#233;cher le r&#233;cif, le doux ressac s'&#233;tire sous le ciel p&#226;le d'un mois de janvier, tandis que mon regard se pose sur la ligne d'infini, sous les &#233;toiles secr&#232;tes jusqu'&#224; la sorgue. R&#233;p&#233;tition d'un mouvement perp&#233;tuel, dans un temps arr&#234;t&#233; jusqu'&#224; l'&#233;ternit&#233;, je m'&#233;merveille. &lt;br class='autobr' /&gt;
Demain je marcherai au milieu des bourgeons r&#233;pliqu&#233;s, comme perles d'opale sur branches adolescentes encore engourdies par un hiver glac&#233; ; sous une lumi&#232;re caressante de printemps, j'&#233;couterai (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.renke.fr/redactionnel/ecrits-personnels/" rel="directory"&gt;&#201;crits personnels&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.renke.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/renke_communication_nantes_2024-bbbdb.jpg?1765463840' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La boucle des vagues vient l&#233;cher le r&#233;cif, le doux ressac s'&#233;tire sous le ciel p&#226;le d'un mois de janvier, tandis que mon regard se pose sur la ligne d'infini, sous les &#233;toiles secr&#232;tes jusqu'&#224; la sorgue. R&#233;p&#233;tition d'un mouvement perp&#233;tuel, dans un temps arr&#234;t&#233; jusqu'&#224; l'&#233;ternit&#233;, je m'&#233;merveille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Demain je marcherai au milieu des bourgeons r&#233;pliqu&#233;s, comme perles d'opale sur branches adolescentes encore engourdies par un hiver glac&#233; ; sous une lumi&#232;re caressante de printemps, j'&#233;couterai le murmure de la for&#234;t, la c&#233;l&#233;bration de ses habitants &#224; nouveau occup&#233;s &#224; s'aimer et &#224; chanter leur espace pour la saison nouvelle ; le temps s'acc&#233;l&#233;rera, et encore, je m'&#233;merveillerai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aube brumeuse, belle comme la promesse d'un recommencement o&#249; se dessinent les contours d'un paysage en estampe, emm&#232;ne-moi dans ton monde onirique o&#249;, comme invisible, la lenteur et l'&#233;veil des sens sont n&#233;cessaires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un chant quadriphonique s'&#233;l&#232;ve, discr&#232;tement d'abord, tel le chant imm&#233;morial des &lt;i&gt;Pygm&#233;es Aka&lt;/i&gt; qui nous rappellent que rien n'est anodin, ni l'ascension de l'arbre aux mille fruits, ni le tr&#233;pas de l'&#233;l&#233;phant qui nourrira la communaut&#233;. Ou peut-&#234;tre est-ce le chant magique des &lt;i&gt;Achuar&lt;/i&gt;, qu'ils adressent int&#233;rieurement &#224; l'&#226;me des plantes et des animaux, qui r&#233;sonne jusqu'ici ? Eux aussi se souviennent que nous ne sommes pas s&#233;par&#233;s du monde dans lequel nous vivons et en mesurent la dette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les peuples aborig&#232;nes chantent la cr&#233;ation du monde, et toutes les formes de vie &#8211; v&#233;g&#233;tale, animale et humaine &#8211; font partie d'un vaste ensemble d'interactions. Leurs lignes de chansons d&#233;crivent les itin&#233;raires en m&#234;me temps qu'ils content &lt;i&gt;Tjukurrpa&lt;/i&gt;, le &lt;i&gt;Temps des r&#234;ves&lt;/i&gt;, et &#171; la totalit&#233; de l'Australie [pourrait] &#234;tre lue comme une partition musicale. &#187;[1]&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans toutes ces cultures, la nature en tant que Tout s&#233;par&#233; des &#234;tres humains n'existe pas.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Ce dont je suis redevable &#224; mes compagnons am&#233;rindiens, c'est de m'avoir permis, en bouleversant mes &#233;vidences par l'assurance tranquille avec laquelle ils adh&#233;raient aux leurs, de m'interroger en retour sur ce que j'avais tenu jusque l&#224;, plus ou moins consciemment, pour des v&#233;rit&#233;s incontestables, m'incitant ainsi &#224; renouer avec cette vertu fugace de l'&#233;tonnement, source du questionnement philosophique et moteur des progr&#232;s scientifiques (&#8230;)&lt;/i&gt;[2]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2024, observons les diff&#233;rences, multiplions les exp&#233;riences, bouleversons les &#233;vidences, questionnons nos certitudes et &#233;tonnons-nous. Cultivons les rencontres pour &#233;crire une partition du monde, un cadavre exquis o&#249; la confluence de nos actions et de nos pens&#233;es donnerait la plus belle des m&#233;lodies, comme seul le m&#233;tissage des musiques, des formes ou du vivant peut nous rapprocher de la quintessence, et qu'en r&#233;sulte un recueil des plus belles pens&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;small&gt;Notes :&lt;br class='autobr' /&gt;
1&#8211; Bruce Chatwin, Le chant des pistes, &#233;dition Le livre de poche biblio, 1997, p.28.&lt;br class='autobr' /&gt;
2&#8211;Philippe Descola, in &#171; Anthropologie de la nature &#187;, le&#231;on prononc&#233;e le 29 mars 2001 au Coll&#232;ge de France. Philippe Descola est un anthropologue h&#233;ritier de Claude L&#233;vi-Strauss, figure fondatrice de l'anthropologie structurale qui &#233;tablit, entre autres, que nous comprenons mieux le fonctionnement d'une soci&#233;t&#233; en observant les diff&#233;rences plut&#244;t que les ressemblances. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Voyage au bout d'ici, en 2023</title>
		<link>https://www.renke.fr/redactionnel/ecrits-personnels/voyage-au-bout-d-ici-en-2023.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.renke.fr/redactionnel/ecrits-personnels/voyage-au-bout-d-ici-en-2023.html</guid>
		<dc:date>2023-01-25T21:05:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Renke</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Je me souviens de Yuri, dans sa course folle &#224; cent quarante sur le champignon, dans les carrefours de Sofia balis&#233;s en cyrillique et sur les routes chaotiques des Balkans ; on essayait de le suivre tant bien que mal pour ne pas le perdre de vue. Je lui avais demand&#233; de rouler doucement et je crois bien que sans &#231;a, il aurait atteint les cent quatre-vingts. Nous revenions de la mer Noire de Turquie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je me souviens de Marwan, sur les flans de l'Atlas, et de la place du Grand C&#232;dre d'Azrou, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.renke.fr/redactionnel/ecrits-personnels/" rel="directory"&gt;&#201;crits personnels&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.renke.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton91-a6f33.jpg?1765463840' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Je me souviens de Yuri, dans sa course folle &#224; cent quarante sur le champignon, dans les carrefours de Sofia balis&#233;s en cyrillique et sur les routes chaotiques des Balkans ; on essayait de le suivre tant bien que mal pour ne pas le perdre de vue. Je lui avais demand&#233; de rouler doucement et je crois bien que sans &#231;a, il aurait atteint les cent quatre-vingts. Nous revenions de la mer Noire de Turquie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me souviens de Marwan, sur les flans de l'Atlas, et de la place du Grand C&#232;dre d'Azrou, celui o&#249; venaient se poser les &#233;tourneaux par centaines, chaque soir &#224; dix-huit heures. On y buvait le th&#233; avec les vieux Arabes du village, on se racontait. Le calme et la nostalgie nous enveloppaient. Dans les douars alentours, isol&#233;s, des habitants s'&#233;tonnaient, non sans plaisir, qu'on les visite, &#171; parce qu'il n'y avait pas de monuments chez eux &#187; ; j'aimais leur r&#233;pondre que c'&#233;taient eux, les monuments. Les autres, on les conna&#238;t d&#233;j&#224;, sans m&#234;me les avoir vus ; ils sont sur toutes les cartes postales et dans tous les livres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je me souviens de Chika et de sa mascotte bleue &lt;i&gt;isatis&lt;/i&gt; qu'elle emmenait &#224; chacune de nos d&#233;ambulations, de Kob&#233; &#224; Nara, de Nishinomiya &#224; Kyoto ; elle la tenait &#224; deux mains sous sa poitrine &#224; chaque fois que je la photographiais. Et puis ce jour tragique o&#249;, la carpe malade, nos quatre h&#244;tes avaient pos&#233; un jour de cong&#233; pour la soigner. Elle a v&#233;cu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mikko, te souviens-tu cette travers&#233;e &#224; ski du lac lorsque, seulement &#224; notre retour, tu m'as avou&#233; que tu d&#233;testais le ski comme toute ta g&#233;n&#233;ration, et les deux suivantes d'ailleurs, parce qu'en Finlande on avait forc&#233; trois g&#233;n&#233;rations &#224; monter sur des skis d&#232;s le plus jeune &#226;ge ? Ici, on en r&#234;vait ! Mais tu ne pouvais pas laisser Peter m'accompagner seul, parce que l&#224;-bas, on ne part jamais &#224; deux par moins 30&#176; C ; s'il arrive un accident en chemin, l'un doit aller chercher les secours pendant que l'autre veille &#224; ne pas laisser plonger dans l'hypothermie celui qui serait immobilis&#233;&#8230; Tu avais voulu me faire plaisir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moncef, te souviens-tu toutes ces nuits dans la cour du bout de la baie de Tunis, quand j'aimais les passer assise &#224; c&#244;t&#233; de ton vieux p&#232;re ? Nous n'avions pas pu dormir pendant deux semaines, par ces 45&#176; C qui ne s'arr&#234;taient plus. Les semaines suivantes, il faisait encore plus de 38&#176; C mais nous respirions, et nous dormions enfin, la nuit. C'&#233;tait au si&#232;cle dernier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Ton p&#232;re me parlait arabe tout en tissant ses filets de p&#234;che, il savait que je ne comprenais rien. Mais il y avait tant de douceur dans sa voix, ses regards et ses gestes, que finalement je comprenais tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et toi, Brahman ! J'avais ador&#233; te disputer cette partie de Carrom dans l'ermitage perch&#233; que tu gardais pour une ann&#233;e avec ta femme et ton fils ; j'avais perdu bien s&#251;r ! Tu nous avais invit&#233;s &#224; entrer et offert le th&#233; en remerciement, pour avoir soulag&#233; ta femme du lourd barda qu'elle transportait seule jusqu'au sommet de cette petite montagne perdue dans les contreforts de l'Himalaya : une bouteille de gaz, un jerrican de vingt litres remplis d'eau, un balluchon plein de pains cuits au village d'en bas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon c&#339;ur est une cerise qui s'ennuie du chemin de l&#224;-bas. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ne plus prendre l'avion.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le voyage est la plus merveilleuse des &#233;coles.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ne plus prendre l'avion.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le voyage est la connaissance et l'ouverture.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ne plus prendre l'avion.&lt;br class='autobr' /&gt;
Comment faire pour tenir cette promesse que je me suis faite il y a quelques ann&#233;es ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href='https://www.renke.fr/voyage-au-bout-d-ici-en-2023-suite.html'&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&gt; Suite et fin&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>En 2021&#8230;</title>
		<link>https://www.renke.fr/redactionnel/ecrits-personnels/en-2021.html</link>
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		<dc:date>2021-01-28T11:42:28Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Renke</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Enfant, l'arriv&#233;e de l'hiver &#233;tait toujours magique ; toute la ville par&#233;e de son blanc manteau. Les for&#234;ts s'enchantaient, leurs branches nues orn&#233;es de perles de lumi&#232;re glac&#233;e. J'adorais d&#233;coller d&#233;licatement la fine couche d'eau gel&#233;e de la surface des feuilles de laurier bordant les routes. J'observais l'empreinte de leurs nervures avant de, discr&#232;tement pour que ma m&#232;re ne me l'interdise, la laisser fondre sur ma langue. Je me souviens de nos rires &#233;clatants, quand nous nous laissions (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.renke.fr/redactionnel/ecrits-personnels/" rel="directory"&gt;&#201;crits personnels&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.renke.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton86-3c536.jpg?1765463840' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Enfant, l'arriv&#233;e de l'hiver &#233;tait toujours magique ; toute la ville par&#233;e de son blanc manteau. Les for&#234;ts s'enchantaient, leurs branches nues orn&#233;es de perles de lumi&#232;re glac&#233;e. J'adorais d&#233;coller d&#233;licatement la fine couche d'eau gel&#233;e de la surface des feuilles de laurier bordant les routes. J'observais l'empreinte de leurs nervures avant de, discr&#232;tement pour que ma m&#232;re ne me l'interdise, la laisser fondre sur ma langue.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je me souviens de nos rires &#233;clatants, quand nous nous laissions tomber dans la neige pour nous laisser rouler jusque tout en bas de la butte. Et encore, jusqu'&#224; en &#234;tre compl&#232;tement saouls. Presque tous les ans &#224; la m&#234;me &#233;poque, des bonhommes dodus plus grands que nous, une carotte et 2 cailloux pour visage, poussaient un peu partout ; puis les perce-neige et les crocus, premiers signes de la fin de l'hiver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au printemps, quand la lumi&#232;re de Mars [1] annon&#231;ait la venue de Cyb&#232;le [2] et d'Aphrodite [3], de nouveaux paysages commen&#231;aient &#224; se dessiner. Mon grand-p&#232;re m'apprenait alors &#224; faire des trous dans la terre pour planter nos pens&#233;es, &#231;a et l&#224; &#233;parpill&#233;es. Ing&#233;nieur horticole form&#233; au milieu du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, il m'expliquait comment parler aux fleurs pour qu'elles poussent bien comme il faut, parce que m&#234;me dans l'&#233;cole des ann&#233;es 50 dont on revient aujourd'hui, on savait encore ces choses l&#224;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;t&#233; arrivait et je caressais les bourdons venus butiner toutes ces fleurs que nous avions plant&#233;es. Les abeilles &#233;taient l&#224; aussi, travailleuses plus farouches ; je ne les approchais pas, les regarder me suffisait. Tout autour dansaient une multitude de papillons bigarr&#233;s, sur des tapis de coquelicots ou de boutons d'or.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis l'automne faisait rougir les premiers arbres et tout le paysage devenait feu, mais nul incendie parce que l'&#233;t&#233; avait &#233;t&#233; trop chaud. Quand le sol &#233;tait recouvert et que plus une seule feuille ne se tenait dans les arbres endormis, alors je commen&#231;ais &#224; attendre la prochaine neige, et de voir l'hiver recommencer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Insouciance. Contemplation. &#201;merveillement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Parce qu'il est des choses comme la nature, la connaissance ou la culture, que nous nous devons de rendre essentielles pour les pr&#233;server &#224; tout prix, ces v&#339;ux pour 2021. Et que la promesse de prot&#233;ger ces dons puisse se faire acte.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;small&gt;Notes :&lt;br class='autobr' /&gt;
1&#8211; Mars est le dieu de la guerre chez les Romains, et dieu du printemps car c'est &#224; la fin de l'hiver que commen&#231;aient les activit&#233;s guerri&#232;res. Il eut une liaison remarqu&#233;e avec V&#233;nus, dont il eu trois enfants.&lt;br class='autobr' /&gt;
2&#8211; Cyb&#232;le (en grec ancien, &#922;&#965;&#976;&#941;&#955;&#951; / Kyb&#233;l&#234; signifiant &#171; gardienne des savoirs &#187;) est une divinit&#233; d'origine phrygienne, adopt&#233;e d'abord par les Grecs puis par les Romains, personnifiant la nature sauvage. Appel&#233;e &#171; La grande d&#233;esse &#187;, elle d&#233;tient la cl&#233; de la Terre. Le mois d'avril lui &#233;tait consacr&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
3&#8211; L'&#233;tymologie du nom avril est controvers&#233;e. Certains avancent qu'il s'agit de la transcription d'un mot grec signifiant &#171; &#233;cume &#187;, d'o&#249; V&#233;nus, d&#233;esse romaine de l'amour, serait n&#233;e. D'autres lient le mot &#224; &#7944;&#966;&#961;&#959; / Aphro, apparent&#233; &#224; &#7944;&#966;&#961;&#959;&#948;&#943;&#964;&#951; / Aphrodite, son &#233;quivalente grecque.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>2018 images par seconde</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Renke</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Tout va de plus en plus vite : les machines produisent en quantit&#233;, les temps de calculs informatiques ne cessent d'augmenter, internet transporte l'information &#224; la vitesse de la lumi&#232;re et nous pouvons faire le tour de la plan&#232;te en quelques heures. Pourtant nous avons de moins en moins de temps. Junichiro Tanizaki &#233;crivait en 1933 dans son &#201;loge de l'ombre que &#171; les occidentaux [&#8230;], toujours &#224; l'aff&#251;t du progr&#232;s, s'agitent sans cesse &#224; la poursuite d'un &#233;tat meilleur que le pr&#233;sent. &#187; (2) (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.renke.fr/redactionnel/ecrits-personnels/" rel="directory"&gt;&#201;crits personnels&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.renke.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton51-722d2.jpg?1765480068' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Tout va de plus en plus vite : les machines produisent en quantit&#233;, les temps de calculs informatiques ne cessent d'augmenter, internet transporte l'information &#224; la vitesse de la lumi&#232;re et nous pouvons faire le tour de la plan&#232;te en quelques heures. Pourtant nous avons de moins en moins de temps. Junichiro Tanizaki &#233;crivait en 1933 dans son &#201;loge de l'ombre que &#171; les occidentaux [&#8230;], toujours &#224; l'aff&#251;t du progr&#232;s, s'agitent sans cesse &#224; la poursuite d'un &#233;tat meilleur que le pr&#233;sent. &#187; (2)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous exigeons de nos cerveaux qu'ils soient aussi performants que la technologie que nous cr&#233;ons toujours plus puissante. Nous sommes connect&#233;s en permanence avec la terre enti&#232;re. Pire, entre l'ordinateur et le smartphone, le bouton pause &#224; disparu de notre fonctionnement. Des chercheurs am&#233;ricains ont calcul&#233; que nous absorbons aujourd'hui cinq fois plus d'information qu'en 1986. (3) Nous emmagasinons quotidiennement des milliers d'informations dont la plupart nous sont parfaitement inutiles et dans tous les cas, une information remplace l'autre en permanence.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Et si nous nous posions un instant ? &#192; l'heure o&#249; la dangereuse illusion de l'&#234;tre multit&#226;che nous est pr&#233;sent&#233;e comme le top de la performance, sommes-nous encore capables de ne faire qu'une seule chose &#224; la fois ? C'est non seulement la seule fa&#231;on dont nous sommes capables de bien faire ce que nous entreprenons, mais prendre le temps est aussi ce qui nous procure une certaine forme de bien-&#234;tre. Pourtant, combien d'entre nous n'ont jamais consult&#233; leur smartphone en m&#234;me temps qu'ils travaillaient ou discutaient entre amis ? M&#234;me en mode silencieux, cet outil est devenu extr&#234;mement BRUYANT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;R&#234;ve d'ombre et de silence.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre saturation et abrutissement, nous perdons l'essentiel ; la sollicitation permanente nous emp&#234;che de r&#233;fl&#233;chir et de lire le monde. Ralentir serait alors presque un acte politique, du moins un acte d'intelligence et de survie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;small&gt;Notes :&lt;br class='autobr' /&gt;
1&#8211; Junichiro Tanizaki, &#201;loge de l'ombre, quatri&#232;me de couverture, &#201;ditions Verdier, 2011&lt;br class='autobr' /&gt;
2&#8211; &#201;loge de l'ombre de Junichiro Tanizaki, &#201;ditions Verdier, 2011, p.66&lt;br class='autobr' /&gt;
3&#8211; &lt;a href=&#034;https://www.telegraph.co.uk/news/science/science-news/8316534/Welcome-to-the-information-age-174-newspapers-a-day.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.telegraph.co.uk/news/science/science-news/8316534/Welcome-to-the-information-age-174-newspapers-a-day.html&lt;/a&gt;&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Halo</title>
		<link>https://www.renke.fr/redactionnel/redactionnel-d-entreprise/halo.html</link>
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		<dc:date>2020-06-26T09:14:51Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Renke</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#201;dito &lt;br class='autobr' /&gt; Avril 2019 Et si dans votre nouveau cadre de vie, activit&#233; rimait avec simplicit&#233;, labeur avec bonheur ? Pour y vivre son activit&#233;, sa retraite ou pour les vacances, choisir la Vend&#233;e c'est opter pour une certaine douceur de vivre. B&#233;n&#233;ficiant de l'ensoleillement le plus important du littoral atlantique, notre belle Vend&#233;e compte de nombreux charmes. &#171; La c&#244;te de lumi&#232;re &#187; comme on aime l'appeler ! Avec ses 250 km de c&#244;tes dont 140 km de plages de sable fin et ses ports de p&#234;che, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.renke.fr/redactionnel/redactionnel-d-entreprise/" rel="directory"&gt;R&#233;dactionnel d'entreprise&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.renke.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton50-783b6.png?1765497941' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;dito&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Avril 2019&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Et si dans votre nouveau cadre de vie, activit&#233; rimait avec simplicit&#233;, labeur avec bonheur ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour y vivre son activit&#233;, sa retraite ou pour les vacances, choisir la Vend&#233;e c'est opter pour une certaine douceur de vivre. B&#233;n&#233;ficiant de l'ensoleillement le plus important du littoral atlantique, notre belle Vend&#233;e compte de nombreux charmes. &#171; La c&#244;te de lumi&#232;re &#187; comme on aime l'appeler ! Avec ses 250 km de c&#244;tes dont 140 km de plages de sable fin et ses ports de p&#234;che, c'est aussi un environnement naturel exceptionnel, aux terroirs riches et dot&#233; d'un patrimoine singulier, un territoire dont le dynamisme &#233;conomique n'est plus &#224; prouver. Elle offre quantit&#233; de loisirs entre terre et mer, d'activit&#233;s culturelles et de d&#233;lices gastronomiques.&lt;br class='autobr' /&gt;
[&#8230;]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Sortir&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Ren&#233; Laubi&#232;s, &#171; L'instantan&#233;, le fugitif, la trace &#187;&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Pr&#232;s de 70 &#339;uvres du peintre Ren&#233; Laubi&#232;s (1924-2006), autodidacte et grand voyageur, sont visibles jusqu'au 19 mai au Mus&#233;e de l'Abbaye Sainte-Croix. Associ&#233; au groupe des &#171; Nuagistes &#187;, le paysagisme abstrait de Ren&#233; Laubi&#232;s rel&#232;ve davantage d'un paysage mental r&#233;v&#233;l&#233; par une peinture l&#233;g&#232;re, discr&#232;te, &#224; la recherche de la lumi&#232;re. &#171; L'&#339;uvre de Laubi&#232;s, si elle saisit un instant, le rend intemporel, si elle se souvient d'un lieu, n'en permet pas la reconnaissance &#187;, nous dit la conservatrice du Mus&#233;e de l'Abbaye Sainte-Croix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233; en Indochine et passionn&#233; par les &#238;les grecques, le Maroc et l'Inde o&#249; il s'y est &#233;teint en 2006, sa peinture est tr&#232;s impr&#233;gn&#233;e de philosophie orientale et de tao&#239;sme. Suivant les principes du d&#233;pouillement et du &#171; non agir &#187;, il privil&#233;giait &#171; le vide et le plein, la frontalit&#233; (&#8230;) l'atmosph&#232;re, le sugg&#233;r&#233;, l'allusif &#187;. La gloire ne l'int&#233;ressait pas, ni l'argent, &#171; je suis n&#233; riche et je mourrai pauvre &#187; disait ce peintre qui voulait s'effacer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Balades&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Le Marais Breton &#224; v&#233;lo&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La Vend&#233;e regorge de balades &#224; v&#233;los et pour commencer, nous en avons recens&#233;es quelques unes au d&#233;part de Saint-Jean-de-Monts, au c&#339;ur du fameux marais Breton qui s'&#233;tend sur 45 000 hectares et comprend un r&#233;seau de canaux et de prairies humides d'une grande richesse biologique. Une faune riche et particuli&#232;re singularise ce milieu de marais o&#249; h&#233;rons, aigrettes blanches, busards des roseaux et canards occupent l'espace. C&#244;t&#233; flore, les esp&#232;ces v&#233;g&#233;tales sont r&#233;parties selon la salinit&#233; et la nature du terrain sur lequel elles poussent. La salicorne et l'obione poussent pr&#232;s de l'eau sal&#233;e en bas des bosses alors que la moutarde noire pousse sur des terrains moins sal&#233;s sur les bosses.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#234;ver et croire pour oser, vite !</title>
		<link>https://www.renke.fr/redactionnel/ecrits-personnels/rever-et-croire-pour-oser-vite.html</link>
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		<dc:date>2020-05-08T11:26:21Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Renke</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Je r&#234;ve d'un monde o&#249; croire serait encore possible. Croire que l'on peut changer le cours des choses, Croire que l'on peut combattre avec des mots et des id&#233;es, Croire que l'on peut s'unir contre la b&#234;tise, l'infamie, l'obsc&#233;nit&#233;, l'injustice et la barbarie, Croire que la po&#233;sie ou la musique est une force qui peut soulever des montagnes, &#233;teindre les incendies, unir les peuples, sauver le monde, notre monde, &#212; le plus merveilleux des Mondes ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Je r&#234;ve que je pourrai encore &#233;crire ici des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.renke.fr/redactionnel/ecrits-personnels/" rel="directory"&gt;&#201;crits personnels&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.renke.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton45-13f5e.jpg?1765480068' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Je r&#234;ve d'un monde o&#249; croire serait encore possible.&lt;br class='autobr' /&gt;
Croire que l'on peut changer le cours des choses,&lt;br class='autobr' /&gt;
Croire que l'on peut combattre avec des mots et des id&#233;es,&lt;br class='autobr' /&gt;
Croire que l'on peut s'unir contre la b&#234;tise, l'infamie, l'obsc&#233;nit&#233;, l'injustice et la barbarie,&lt;br class='autobr' /&gt;
Croire que la po&#233;sie ou la musique est une force qui peut soulever des montagnes, &#233;teindre les incendies, unir les peuples, sauver le monde, notre monde, &#212; le plus merveilleux des Mondes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je r&#234;ve que je pourrai encore &#233;crire ici des lignes empreintes d'espoir, que je pourrai encore lire les plus belles &#339;uvres, admirer des images &#233;blouissantes de force et de beaut&#233;, m'enivrer sur les m&#233;lodies les plus douces comme les plus folles, et m'&#233;merveiller de ce monde enchant&#233; dans lequel nous vivons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je r&#234;ve de croire encore en nos forces vives, humaines, politiques, sociales, philosophiques, et qu'elles justifient que nous nous rassemblions encore dans une m&#234;me id&#233;e ; plus de conscience, plus de justice et plus d'&#233;quit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je r&#234;ve que &#171; progr&#232;s &#187; soit un mot qui ait enfin un sens et un avenir, qui ne soit pas synonyme de plus de ravages, humain ou environnemental, d'ali&#233;nation et d'an&#233;antissement de la pens&#233;e, d'exploitation des uns pour le plaisir des autres, d'une course effr&#233;n&#233;e pour toujours plus de profit &#224; court terme au b&#233;n&#233;fice d'une poign&#233;e de puissants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je r&#234;ve d'&#233;couter encore longtemps le chant des merles et des rossignols les printemps &#224; l'aube, de sentir l'humus des for&#234;ts en automne, le parfum des fleurs de dunes en juillet, et m'amuser de l'&#233;cureuil qui court &#224; d&#233;couvert sur les arbres endormis de l'hiver, de tout ce que l'or ne pourra jamais acheter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je r&#234;ve de ne jamais rencontrer un koala de ma vie, car il serait ici en captivit&#233;, d&#233;natur&#233;, ou sinon j'aurai failli &#224; ma promesse de ne plus prendre l'avion pour une envie d'exotisme &#224; un prix tellement cher pay&#233; ; mais je r&#234;ve qu'ils soient encore nombreux, l&#224;-bas, dans leurs for&#234;ts d'eucalyptus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je r&#234;ve de pouvoir m'enchanter de la beaut&#233; du monde o&#249; la notion de peuple aurait tout son sens : plus d'entraide, plus de conscience, partage des savoirs, union des forces, respect du vivant et justice sociale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Je r&#234;ve que l'on cesse de croire que la technologie nous sauvera de notre incons&#233;quence ; mais de solutions pour laisser un monde encore merveilleux aux g&#233;n&#233;rations actuelles et futures, sans l'inconscience de croire que ces innovations nous permettront de ne rien changer aujourd'hui. Car ne nous leurrons plus, l'&#233;tat des lieux est fait depuis longtemps et si r&#233;parer est peut-&#234;tre encore possible, continuer ne l'est assur&#233;ment plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'aucuns me diront que je suis une mauvaise communicante pour &#233;crire de tels v&#339;ux en ce d&#233;but d'ann&#233;e, que je suis plus folle encore d'envoyer ces lignes &#224; mes clients, que je suis fleur bleue ou que j'ai l'esprit trop noir. Je ne peux pas &#233;crire autre chose, je ne veux pas ne rien &#233;crire, j'&#233;cris ces lignes parce que nous ne pouvons plus ignorer ; pourtant, parce que c'est plus vital que jamais, nous avons besoin de croire encore, or il n'est pas possible de croire sans conscience ni connaissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2017, je reprenais les mots d'Albert Kahn &#171; Oubliez tout ce que vous avez appris, gardez les yeux ouverts &#187;. En 2020, je ne peux qu'&#233;crire &#171; ouvrons les yeux, vite ! &#187; et je souhaite que nous pesions enfin le poids de nos actes, de nos pens&#233;es et de nos choix, tous ensemble, pour le meilleur des mondes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour que cette ann&#233;e et des milliers d'autres &#224; venir puissent &#234;tre plus belles les unes que les autres&#8230; Je vous envoie ces v&#339;ux et je veux croire que je peux les r&#234;ver avec le plus grand nombre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>2015, ann&#233;e de la lumi&#232;re</title>
		<link>https://www.renke.fr/redactionnel/ecrits-personnels/2015-annee-de-la-lumiere.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.renke.fr/redactionnel/ecrits-personnels/2015-annee-de-la-lumiere.html</guid>
		<dc:date>2020-05-08T11:26:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Renke</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;En 1015, Ibn al-Haytham, savant &#233;gyptien plus connu sous le nom d'Alhazen et surnomm&#233; &#171; le p&#232;re de l'optique &#187; &#233;crit les premi&#232;res lignes de son Trait&#233; d'optique et r&#233;volutionne la science, la conscience, l'art et la pens&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt; Parmi les nombreux domaines qu'il a influenc&#233;s, scientifiques, math&#233;matiques, philosophiques, psychologiques, il pr&#233;figure l'invention de l'appareil photographique en y &#233;tablissant les formules math&#233;matiques du st&#233;nop&#233;*, reprenant les descriptions de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.renke.fr/redactionnel/ecrits-personnels/" rel="directory"&gt;&#201;crits personnels&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.renke.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton44-b8aec.jpg?1765480068' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1015, Ibn al-Haytham, savant &#233;gyptien plus connu sous le nom d'Alhazen et surnomm&#233; &#171; le p&#232;re de l'optique &#187; &#233;crit les premi&#232;res lignes de son Trait&#233; d'optique et r&#233;volutionne la science, la conscience, l'art et la pens&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les nombreux domaines qu'il a influenc&#233;s, scientifiques, math&#233;matiques, philosophiques, psychologiques, il pr&#233;figure l'invention de l'appareil photographique en y &#233;tablissant les formules math&#233;matiques du st&#233;nop&#233;*, reprenant les descriptions de la chambre noire faites par le savant et philosophe chinois Mozi au V&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle avant JC ou par Aristote et Platon au IV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle avant JC.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1515, L&#233;onard de Vinci dessine la &lt;i&gt;Camera Obscura&lt;/i&gt;, ce proc&#233;d&#233; optique, avec ou sans objectif, qui permet d'obtenir une projection de la lumi&#232;re sur une surface plane.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;1&#8211; St&#233;nop&#233;, du grec ancien sten&#243;s qui signifie &#233;troit, resserr&#233;, court.&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Abstraction MMXVI</title>
		<link>https://www.renke.fr/redactionnel/ecrits-personnels/abstraction-mmxvi.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.renke.fr/redactionnel/ecrits-personnels/abstraction-mmxvi.html</guid>
		<dc:date>2020-05-08T11:26:18Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Renke</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;En 1916 le mouvement Dada d&#233;barque, peut-&#234;tre comme une urgence, avec l'id&#233;e de faire table rase de toutes les conventions et contraintes id&#233;ologiques, esth&#233;tiques et politiques. Cette m&#234;me ann&#233;e, Jean Arp, l'un de ses fondateurs, peint Untitled (Collage with Squares Arranged According to the Laws of Chance) (1). C'est aussi la toute premi&#232;re photographie volontairement et compl&#232;tement abstraite : Abstraction, Twin Lakes, Connecticut (2) de Paul Stand, influenc&#233; depuis un moment d&#233;j&#224; par les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.renke.fr/redactionnel/ecrits-personnels/" rel="directory"&gt;&#201;crits personnels&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.renke.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton43-005df.jpg?1765480068' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En 1916 le mouvement Dada d&#233;barque, peut-&#234;tre comme une urgence, avec l'id&#233;e de faire table rase de toutes les conventions et contraintes id&#233;ologiques, esth&#233;tiques et politiques. Cette m&#234;me ann&#233;e, Jean Arp, l'un de ses fondateurs, peint &lt;i&gt;Untitled (Collage with Squares Arranged According to the Laws of Chance)&lt;/i&gt; (1).&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est aussi la toute premi&#232;re photographie volontairement et compl&#232;tement abstraite : Abstraction, Twin Lakes, Connecticut (2) de Paul Stand, influenc&#233; depuis un moment d&#233;j&#224; par les peintures expos&#233;es dans la galerie d'Alfred Stieglitz, &#171; The Little Galleries of the Photo-Secession &#187;, au &lt;i&gt;291 Fifth Avenue&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si, comme le fait remarquer le grand typographe Adrian Frutiger, les plus anciens pictogrammes sum&#233;riens tendaient d&#233;j&#224; vers l'abstraction il y a plus de 5000 ans, sans oublier l'&#233;criture cun&#233;iforme bas&#233;e sur le syst&#232;me binaire, l'art abstrait est une r&#233;flexion formelle des premi&#232;res ann&#233;es du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, non plus comme simple motif, symbole ou &#233;criture, mais comme un changement de regard et de pens&#233;e. Rechercher l'&#233;motion par la forme et par la couleur ; l'expression plut&#244;t que la repr&#233;sentation ou l'&#233;vocation de la r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1916, c'est encore l'apparition de la signalisation du m&#233;tro londonien, dont l'identit&#233; fut confi&#233;e &#224; Edward Johnston qui cr&#233;&#233; alors le c&#233;l&#232;bre logotype au cercle rouge de &lt;i&gt;l'Underground&lt;/i&gt; (3) travers&#233; par un rectangle bleu, avec sa police &lt;i&gt;Johnston&lt;/i&gt;, non commercialis&#233;e, mais qui inspirera la &lt;i&gt;Gill Sans&lt;/i&gt; une dizaine d'ann&#233;es plus tard, ou la non moins c&#233;l&#232;bre &lt;i&gt;Futura&lt;/i&gt; : principe rigoureux de la simplicit&#233; g&#233;om&#233;trique appliqu&#233;e aux caract&#232;res et qui annonce le graphisme moderne des ann&#233;es 20. Cent ans plus tard, il a travers&#233; les d&#233;cennies sans une ride.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Quelle forme a-t-on envie de donner &#224; ce qui nous entoure ? R&#233;flexion, modernit&#233;, curiosit&#233; et au-del&#224; de l'esth&#233;tique&#8230; bienveillance, s&#233;r&#233;nit&#233;, &#234;tre dans l'instant, loin d'un certain matraquage qui nourrit la parano&#239;a, l'hyst&#233;rie ou la confusion.&lt;br class='autobr' /&gt;
Continuons &#224; imaginer, faire et regarder les belles choses qui nous entourent, condition n&#233;cessaire pour garder l'esprit ouvert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;1&#8211; &lt;a href=&#034;http://www.moma.org/collection/works/37013&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.moma.org/collection/works/37013&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
2&#8211; &lt;a href=&#034;http://www.metmuseum.org/toah/works-of-art/1987.1100.10&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.metmuseum.org/toah/works-of-art/1987.1100.10&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
3&#8211; &lt;a href=&#034;http://indexgrafik.fr/edward-johnston/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://indexgrafik.fr/edward-johnston/&lt;/a&gt;&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



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